Comment acheter une huile essentielle ?

Sur le flacon, le laboratoire doit donner l’identification exacte de la plante par sa dénomination botanique scientifique en latin et son chémotype (ct) et l’organe producteur (fleur, écorce, feuille...), s’il y a lieu.

En effet, selon son environnement,  la saison, le climat, l’exposition solaire, la nature du sol, une plante peut avoir une constitution biochimique différente.

Exemple: le Romarin officinal, qui ne contiendra pas la même chose selon qu’il provient du Maroc ou de la Tunisie, ou qu’il provient de Corse, de Sardaigne ou encore de Provence, et n’aura donc pas les mêmes usages:

Romarin officinal ct 1,8 cinéole (Maroc ou Tunisie) : action marquée sur l’appareil respiratoire

Romarin officinal ct verbanone (Corse): action hépatique

Romarin officinal à camphre (Provence, Languedoc) : utilisé par voie externe comme anti-rhumatismal, pour les algies musculaires, les crampes.

 

Le laboratoire producteur doit aussi mentionner un numéro de lot permettant de retrouver les analyses biochimiques chromatographiques et spectromassiques ayant servi au contrôle de qualité et du chémotype de la plante, le volume et la date limite d’utilisation. Ces analyses doivent pouvoir être disponibles facilement.

 

La correspondance entre le nombre de gouttes et la masse d’huile essentielle est aussi une information importante. En moyenne, 1 goutte d’huile essentielle délivrée avec les codigouttes (compte-gouttes montés sur les flacons) contient 25 mg d’huile essentielle et 1 ml correspond à 35 gouttes, mais il peut y avoir des variations car cela dépend de la densité (=0,9 en moyenne pour les huiles essentielles, comme pour les huiles végétales).

En effet , la masse, la densité et le volume sont liés par la formule masse (en g) = densité x volume (ml).

Les huiles essentielles étant des produits hautement concentrés, il est important de savoir quelle quantité sera délivrée en fonction du nombre de gouttes que l’on utilisera.

 

Une huile essentielle qualifiée de HECT ou HEBBD répond aux critères de qualité d’un label qui certifie que la plante est botaniquement et chimiquement définie.

Les huiles essentielles issues de l’agriculture biologique seront privilégiées, car il ne paraît pas utile de retrouver dans l’huile essentielle des traces de pesticides !

Certains laboratoires offrent ces garanties de rigueur et de transparence, ils auront notre préférence.

 

Médecine aromatique = médecine douce ?

NON, mal utilisées, mal dosées, mal choisies les huiles essentielles peuvent être iatrogènes et provoquer des effets indésirables.

Les huiles essentielles possèdent un coefficient de concentration très élevé en principes actifs, par rapport à la plante sèche. Elles ne contiennent pas le totum de la plante, mais seulement une partie de sa composition moléculaire. Une même plante peut être utilisée pour des propriétés différentes en phytothérapie et en aromathérapie.

 

L’automédication, même de produits naturels, n’est pas à privilégier, même si les messages publicitaires, nombreux dans ce sens, incitent à se perdre dans des traitements divers. L'écoute attentive et empathique du naturopathe permet de s'orienter avec plus de cohérence au travers des multiples propositions qui sont faites.

Sonja OPOLKA Naturopathe Tournon Tain
Sonja Opolka
Sonja Opolka cabinet consultation naturopathie
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