cultures au bord d'une rivière au Népal
Soigner le terrain!

Stratégie complémentaire basée sur la notion de « terrain »

 

En plus de considérer la personne comme une entité globale unique et indivisible, l’approche alternative du praticien de santé en naturopathie se distingue de l’approche classique du malade et de la maladie par différents points :

  • Respecter la force naturelle d’auto-guérison, et la stimuler.
  • Reconnaître un processus naturel de guérison et le respecter. On peut donner l’exemple de la fièvre, qu’il n’est pas forcément utile de réprimer absolument : si elle ne met pas le malade en danger par son excès, si elle est bien supportée, elle l’aidera à se débarrasser de l’attaque microbienne.
  • Ne pas réprimer brutalement et absolument un symptôme par une approche anti-symptomatique primaire. Cela est bien intégré en psychosomatique. Le symptôme n’est qu’une partie de la pathologie.
  • Laisser la personne exprimer elle-même son trouble, pour lui laisser manifester par ses mots, le lien possible avec ses maux, et en comprendre toute la singularité.

Il existe en effet des relations entre les différents organes, et les praticiens observateurs qui ont une vision holistique (globale) de l’organisme constatent souvent le déplacement morbide de la pathologie sur un autre organe ou une autre fonction. Le symptôme est l’expression du déséquilibre de la force vitale de l’individu, vouloir le supprimer absolument expose à un retentissement plus profond de l’expression de ce désordre vital.

 

La naturopathie par les différentes techniques qu’elle utilise, dont la phytothérapie, s’occupe de rendre le « terrain » moins sensible aux déséquilibres et donc à la maladie. Soigner le terrain, c’est s’occuper du « fond » du problème, ou autrement dit de la cause du déséquilibre. C'est faire un traitement de fond.

 

Le drainage en phytothérapie

 

Notre corps a besoin pour fonctionner qu’on lui apporte des nutriments, qu’il utilise au cours des réactions biochimiques complexes qui régissent notre physiologie de construction, d’entretien et d’activité de nos tissus. Il produit aussi à chaque instant des déchets naturels, reflets de ce fonctionnement physiologique. Il entre aussi dans le corps des substances étrangères, que nous les ayons ingérées avec notre alimentation, en respirant un air plus ou moins pollué, en ingérant un traitement médicamenteux … Pour éliminer les toxines, et nos déchets physiologiques, l’organisme utilise des portes de sortie, des organes « émonctoriels », qui sont l’intestin et le foie, les reins, les poumons, les reins, la peau.

 

Le foie a un rôle primordial, car il est chargé de filtrer tout ce qui vient de l’intestin et quasiment toutes les molécules chimiques absorbés, dont les médicaments.

Un drainage approprié améliore de nombreux déséquilibres de la santé. Ce sera le cas des surcharges et ralentissements métaboliques, des affections dermatologiques, des infections prolongées et trainantes ou récidivantes, de la prise de médications allopathiques, des surcharges pondérales …

Parfois peut se produire au cours d’une cure de drainage, une « crise d’élimination », qui se traduit par une aggravation des symptômes en cours (dermatologiques, rhumatologiques, allergologiques…). On parle de « déblocage émonctoriel ». On suspend alors le drainage et on reprend dès que la normalisation s’est faite.

 

Les plantes de drainage seront donc choisies en fonction de leur action élective sur l’un ou l’autre des émonctoires et en fonction du déséquilibre qu’il s’agit de corriger.

Sonja Opolka naturopathe
Sonja Opolka
Sonja Opolka cabinet consultation naturopathie
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